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Aube-Claire Fée Licité

 Nombre de messages: 3931 Age: 20 Localisation: Dans le cercle enchanté du Sud-Ouest de la France Date d'inscription: 30/05/2009
 | Sujet: Re: Le Lièvre et la Tortue - Scène III _- Derniers mètres et arrivée Mer 16 Déc - 13:59 | |
| Le Lièvre Seigneur ! Voilà que l'effrontée peu à peu se rapproche ! A travers les buissons et par dessus la roche, Il me faut y aller ! Fonçons sans barguigner ! J'ai perdu trop de temps ici à trépigner !
La Mésange (Encourageant la tortue) Vite Dame Tortue, pressez un peu le train ! Je vois que le goujat arrive à fond de train... A grandes enjambées il dévale la pente De la colline et puis se rue sur votre sente Attention, mon amie, il vous suit de très près... Encore quelques pas et vous l’emporterez.
La chouette (qui regarde en silence) Je n’ose plus, un mot, et je retiens mon souffle Notre Dame Tortue, malgré tout ce baroufle Et dans l’effort certain est prête d’arriver, Pour ne pas la troubler, je ne vais hululer. Quelle ténacité ! …Voilà donc le maroufle Qui me semble furieux ! Qui de son air mistoufle Se précipite en vain, sautant thym, romarin Il semble désormais en perdre son latin.
La Tortue (essoufflée) Surtout pas de guingois, Dame Tortue, voyons! Marchez droit! Le gredin, fini son roupillon, D'un galop aérien dévale la colline! Ah! messire, riez! Comme la trempoline Je m'élance soudain dans un dernier sursaut. Hourra! voici le but! J'y suis, mon damoiseau!
L’escargot Il peut s’évertuer ce fantasque malin À courir comme un fou, ce grand frère lapin ; Si la course prend fin, que la tortue la gagne, Nous allons fêter ça, ce sera la cocagne ! Quelques centimètres encore et c’est la fin, Oh la belle leçon pour ce vil aigrefin !
Le Lièvre Plus vite ! plus fort ! la voilà qui arrive Faut mettre le turbo, je sens qu'elle s'active ! Malheur de malheur je vais être trop court Et pourtant, scrogneugneu, j'ai fait un beau parcours !
La chouette (s’adresse d’abord au Lièvre qui déboule à toute allure, et ensuite s’adresse au Lévrier) Ah ! Vous voilà enfin, Monsieur le fier lambin Vos bottes de sept lieues, vous les chaussez en vain. Arrêtez de jurer, concentrez donc vos forces Mais grand dieu ! Prenez garde à vous faire une entorse ! Sans vouloir vous contraindre allez donc vous poster Monsieur le Lévrier en ligne d'arrivée Afin de constater qui de ces deux compères A le premier franchi, dernier point de repère.
Le Lévrier (tout de même vaguement admiratif) Je n'aurais jamais cru que ce bête oreillard Ait pu courir si vite étant parti si tard Mais il n'a pas, de loin, ma pointe de vitesse, Je crois bien qu'il perdra, peut-être de justesse !
La Mésange Qui des deux gagnera ? Tout est encor possible Et cet original peut atteindre la cible Avant Dame Tortue tant il file au galop ! Alors que notre amie est au bout du rouleau... Vite un effort commère ! Ah ! vous passez la ligne ! Lévrier d’arrêter faites-lui donc un signe !
Le Lévrier ( jeu de scène : il arrête la tortue qui, épuisée n'a pas vu qu'elle passait la ligne et reçoit presque aussitôt dans le poitrail le Lièvre qui déboule comme une fusée !) Arrêtez donc, ma mie, vous gagnez, c'est justice. C'est ainsi que vertu peut triompher du vice ! Vous gagnez ! Bien ! bravo ! Mes félicitations !
(Il reçoit le Lièvre sur le poitrail !)
Ouf ! Holà ! Assassin, grotesque histrion ! Vous perdez, grand benêt ! Et ce n'est pas utile De venir m'assommer de ce grand bond stérile !
le lièvre (essoufflé ) Excusez -moi Lévrier !Mon dieu ! Mais quelle danse !!! J'ai bien cru réussir mais j'ai manqué de chance Eh Bien, dame tortue, c'est vrai, vous m'avez eu ! Je suis battu ! De peu, mais néanmoins battu ! Mais gare à votre cœur : cet effort formidable Risque de vous causer un tort irréparable !
(il ricane, se tourne vers le lévrier et le public, et dit en aparté) Je l'ai laissée gagner, vous avez pu le voir ! Car je crois, sans mentir que c'était mon devoir... A vaincre sans péril on triomphe sans gloire Que pouvais-je espérer d'une telle victoire ?!!!
(Il s'adresse à nouveau à la tortue) Allez reposez-vous, là-bas, sous votre branche ! Vous en aurez besoin pour la deuxième manche !!!!
La chouette (qui toujours regarde en silence) « A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ? » Où est donc ce péril, qui semble dérisoire ? « La plus belle victoire est de vaincre son cœur» La Fontaine l’a dit, était-il dans l’erreur ! Que voilà, ce gredin, qui a l’âme si noire Au propos tant soit peu fort discriminatoire Et qui crie à tous vents, qu’il l’a laissé gagnée, Je crois qu’il serait temps de fermer son caquet.
La Mésange (à la chouette) Chouette, vous avez parfaitement raison Il faut clouer le bec à ce grand bridoison, Qui vexé de n’avoir obtenu la victoire Nous conte maintenant cette stupide histoire... Vers notre amie tortue, volons toutes les deux Et complimentons la pour son succès heureux. *¤*¤*¤*¤*¤*¤*¤*¤*¤*¤*¤*  Quand on aime, on a toujours vingt ans...  |
|  | | chandylane La voix des Anges

 Nombre de messages: 7057 Age: 69 Localisation: PROVENCE Date d'inscription: 14/08/2006
 | Sujet: Re: Le Lièvre et la Tortue - Scène III _- Derniers mètres et arrivée Jeu 17 Déc - 1:11 | |
| Le Lièvre Seigneur ! Voilà que l'effrontée peu à peu se rapproche ! A travers les buissons et par dessus la roche, Il me faut y aller ! Fonçons sans barguigner ! J'ai perdu trop de temps ici à trépigner !
La Mésange (Encourageant la tortue) Vite Dame Tortue, pressez un peu le train ! Je vois que le goujat arrive à fond de train... A grandes enjambées il dévale la pente De la colline et puis se rue sur votre sente Attention, mon amie, il vous suit de très près... Encore quelques pas et vous l’emporterez.
La chouette (qui regarde en silence) Je n’ose plus, un mot, et je retiens mon souffle Notre Dame Tortue, malgré tout ce baroufle Et dans l’effort certain est prête d’arriver, Pour ne pas la troubler, je ne vais hululer. Quelle ténacité ! …Voilà donc le maroufle Qui me semble furieux ! Qui de son air mistoufle Se précipite en vain, sautant thym, romarin Il semble désormais en perdre son latin.
La Tortue (essoufflée) Surtout pas de guingois, Dame Tortue, voyons! Marchez droit! Le gredin, fini son roupillon, D'un galop aérien dévale la colline! Ah! messire, riez! Comme la trempoline Je m'élance soudain dans un dernier sursaut. Hourra! voici le but! J'y suis, mon damoiseau!
L’escargot Il peut s’évertuer ce fantasque malin À courir comme un fou, ce grand frère lapin ; Si la course prend fin, que la tortue la gagne, Nous allons fêter ça, ce sera la cocagne ! Quelques centimètres encore et c’est la fin, Oh la belle leçon pour ce vil aigrefin !
Le Lièvre Plus vite ! plus fort ! la voilà qui arrive Faut mettre le turbo, je sens qu'elle s'active ! Malheur de malheur je vais être trop court Et pourtant, scrogneugneu, j'ai fait un beau parcours !
La chouette (s’adresse d’abord au Lièvre qui déboule à toute allure, et ensuite s’adresse au Lévrier) Ah ! Vous voilà enfin, Monsieur le fier lambin Vos bottes de sept lieues, vous les chaussez en vain. Arrêtez de jurer, concentrez donc vos forces Mais grand dieu ! Prenez garde à vous faire une entorse ! Sans vouloir vous contraindre allez donc vous poster Monsieur le Lévrier en ligne d'arrivée Afin de constater qui de ces deux compères A le premier franchi, dernier point de repère.
Le Lévrier (tout de même vaguement admiratif) Je n'aurais jamais cru que ce bête oreillard Ait pu courir si vite étant parti si tard Mais il n'a pas, de loin, ma pointe de vitesse, Je crois bien qu'il perdra, peut-être de justesse !
La Mésange Qui des deux gagnera ? Tout est encor possible Et cet original peut atteindre la cible Avant Dame Tortue tant il file au galop ! Alors que notre amie est au bout du rouleau... Vite un effort commère ! Ah ! vous passez la ligne ! Lévrier d’arrêter faites-lui donc un signe !
Le Lévrier ( jeu de scène : il arrête la tortue qui, épuisée n'a pas vu qu'elle passait la ligne et reçoit presque aussitôt dans le poitrail le Lièvre qui déboule comme une fusée !) Arrêtez donc, ma mie, vous gagnez, c'est justice. C'est ainsi que vertu peut triompher du vice ! Vous gagnez ! Bien ! bravo ! Mes félicitations !
(Il reçoit le Lièvre sur le poitrail !)
Ouf ! Holà ! Assassin, grotesque histrion ! Vous perdez, grand benêt ! Et ce n'est pas utile De venir m'assommer de ce grand bond stérile !
le lièvre (essoufflé ) Excusez -moi Lévrier !Mon dieu ! Mais quelle danse !!! J'ai bien cru réussir mais j'ai manqué de chance Eh Bien, dame tortue, c'est vrai, vous m'avez eu ! Je suis battu ! De peu, mais néanmoins battu ! Mais gare à votre cœur : cet effort formidable Risque de vous causer un tort irréparable !
(il ricane, se tourne vers le lévrier et le public, et dit en aparté) Je l'ai laissée gagner, vous avez pu le voir ! Car je crois, sans mentir que c'était mon devoir... A vaincre sans péril on triomphe sans gloire Que pouvais-je espérer d'une telle victoire ?!!!
(Il s'adresse à nouveau à la tortue) Allez reposez-vous, là-bas, sous votre branche ! Vous en aurez besoin pour la deuxième manche !!!!
La chouette (qui toujours regarde en silence) « A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ? » Où est donc ce péril, qui semble dérisoire ? « La plus belle victoire est de vaincre son cœur» La Fontaine l’a dit, était-il dans l’erreur ! Que voilà, ce gredin, qui a l’âme si noire Au propos tant soit peu fort discriminatoire Et qui crie à tous vents, qu’il l’a laissée gagner, Je crois qu’il serait temps de fermer son caquet.
La Mésange (à la chouette) Chouette, vous avez parfaitement raison Il faut clouer le bec à ce grand bridoison, Qui vexé de n’avoir obtenu la victoire Nous conte maintenant cette stupide histoire... Vers notre amie tortue, volons toutes les deux Et complimentons la pour son succès heureux.
La chouette ( à la mésange)
Tout à fait, douce amie, allons y de notre aile Je vois dame tortue que le bougre interpelle. Cueillons lui quelques brins de cresson près du puit Pour une récompense en guise de biscuit. Il lui faut du soutien, car elle le mérite Allons calmer le jeu, me semble qu’ils s’excitent. |
|  | | Lorraine-Laure Dame de coeur

 Nombre de messages: 1843 Age: 89 Localisation: Bruxelles (Belgique) Date d'inscription: 13/10/2009
 | Sujet: Re: Le Lièvre et la Tortue - Scène III _- Derniers mètres et arrivée Jeu 17 Déc - 9:55 | |
| Répondre en citant Le Lièvre Seigneur ! Voilà que l'effrontée peu à peu se rapproche ! A travers les buissons et par dessus la roche, Il me faut y aller ! Fonçons sans barguigner ! J'ai perdu trop de temps ici à trépigner !
La Mésange (Encourageant la tortue) Vite Dame Tortue, pressez un peu le train ! Je vois que le goujat arrive à fond de train... A grandes enjambées il dévale la pente De la colline et puis se rue sur votre sente Attention, mon amie, il vous suit de très près... Encore quelques pas et vous l’emporterez.
La chouette (qui regarde en silence) Je n’ose plus, un mot, et je retiens mon souffle Notre Dame Tortue, malgré tout ce baroufle Et dans l’effort certain est prête d’arriver, Pour ne pas la troubler, je ne vais hululer. Quelle ténacité ! …Voilà donc le maroufle Qui me semble furieux ! Qui de son air mistoufle Se précipite en vain, sautant thym, romarin Il semble désormais en perdre son latin.
La Tortue (essoufflée) Surtout pas de guingois, Dame Tortue, voyons! Marchez droit! Le gredin, fini son roupillon, D'un galop aérien dévale la colline! Ah! messire, riez! Comme la trempoline Je m'élance soudain dans un dernier sursaut. Hourra! voici le but! J'y suis, mon damoiseau!
L’escargot Il peut s’évertuer ce fantasque malin À courir comme un fou, ce grand frère lapin ; Si la course prend fin, que la tortue la gagne, Nous allons fêter ça, ce sera la cocagne ! Quelques centimètres encore et c’est la fin, Oh la belle leçon pour ce vil aigrefin !
Le Lièvre Plus vite ! plus fort ! la voilà qui arrive Faut mettre le turbo, je sens qu'elle s'active ! Malheur de malheur je vais être trop court Et pourtant, scrogneugneu, j'ai fait un beau parcours !
La chouette (s’adresse d’abord au Lièvre qui déboule à toute allure, et ensuite s’adresse au Lévrier) Ah ! Vous voilà enfin, Monsieur le fier lambin Vos bottes de sept lieues, vous les chaussez en vain. Arrêtez de jurer, concentrez donc vos forces Mais grand dieu ! Prenez garde à vous faire une entorse ! Sans vouloir vous contraindre allez donc vous poster Monsieur le Lévrier en ligne d'arrivée Afin de constater qui de ces deux compères A le premier franchi, dernier point de repère.
Le Lévrier (tout de même vaguement admiratif) Je n'aurais jamais cru que ce bête oreillard Ait pu courir si vite étant parti si tard Mais il n'a pas, de loin, ma pointe de vitesse, Je crois bien qu'il perdra, peut-être de justesse !
La Mésange Qui des deux gagnera ? Tout est encor possible Et cet original peut atteindre la cible Avant Dame Tortue tant il file au galop ! Alors que notre amie est au bout du rouleau... Vite un effort commère ! Ah ! vous passez la ligne ! Lévrier d’arrêter faites-lui donc un signe !
Le Lévrier ( jeu de scène : il arrête la tortue qui, épuisée n'a pas vu qu'elle passait la ligne et reçoit presque aussitôt dans le poitrail le Lièvre qui déboule comme une fusée !) Arrêtez donc, ma mie, vous gagnez, c'est justice. C'est ainsi que vertu peut triompher du vice ! Vous gagnez ! Bien ! bravo ! Mes félicitations !
(Il reçoit le Lièvre sur le poitrail !)
Ouf ! Holà ! Assassin, grotesque histrion ! Vous perdez, grand benêt ! Et ce n'est pas utile De venir m'assommer de ce grand bond stérile !
le lièvre (essoufflé ) Excusez -moi Lévrier !Mon dieu ! Mais quelle danse !!! J'ai bien cru réussir mais j'ai manqué de chance Eh Bien, dame tortue, c'est vrai, vous m'avez eu ! Je suis battu ! De peu, mais néanmoins battu ! Mais gare à votre cœur : cet effort formidable Risque de vous causer un tort irréparable !
(il ricane, se tourne vers le lévrier et le public, et dit en aparté) Je l'ai laissée gagner, vous avez pu le voir ! Car je crois, sans mentir que c'était mon devoir... A vaincre sans péril on triomphe sans gloire Que pouvais-je espérer d'une telle victoire ?!!!
(Il s'adresse à nouveau à la tortue) Allez reposez-vous, là-bas, sous votre branche ! Vous en aurez besoin pour la deuxième manche !!!!
La chouette (qui toujours regarde en silence) « A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ? » Où est donc ce péril, qui semble dérisoire ? « La plus belle victoire est de vaincre son cœur» La Fontaine l’a dit, était-il dans l’erreur ! Que voilà, ce gredin, qui a l’âme si noire Au propos tant soit peu fort discriminatoire Et qui crie à tous vents, qu’il l’a laissée gagner, Je crois qu’il serait temps de fermer son caquet.
La Mésange (à la chouette) Chouette, vous avez parfaitement raison Il faut clouer le bec à ce grand bridoison, Qui vexé de n’avoir obtenu la victoire Nous conte maintenant cette stupide histoire... Vers notre amie tortue, volons toutes les deux Et complimentons la pour son succès heureux.
La chouette ( à la mésange)
Tout à fait, douce amie, allons y de notre aile Je vois dame tortue que le bougre interpelle. Cueillons lui quelques brins de cresson près du puit Pour une récompense en guise de biscuit. Il lui faut du soutien, car elle le mérite Allons calmer le jeu, me semble qu’ils s’excitent.
La tortue (d'abord à la chouette et à la mésange, puis tournée vers le Lièvre)
Mes amies, quel bonheur! Ce lièvre me harcelle Comme si je l'avais privé de radicelle! Eh! qu'y puis-je, mon cher, si sot vous êtes né! Je suis lente et pugnace, allez vous consoler! Je vais doucettement m'étendre sous le pin Piquer un petit somme et laisser ce lapin Se morfondre et gémir dans l'aube cristalline Comprenant après tout qu'être une ballerine Donne le pied léger mais non le pied gagnant Et qu'avant tout il sied de n'être pas feignant |
|  | | remy Minou

 Nombre de messages: 3727 Age: 75 Localisation: Cévennes Date d'inscription: 03/10/2006
 | Sujet: Re: Le Lièvre et la Tortue - Scène III _- Derniers mètres et arrivée Jeu 17 Déc - 10:39 | |
| Scène III
La Tortue accomplit péniblement les derniers mètres de la Course.
Le Lièvre s'élance et fait des prodiges de vitesse mais en vain, la Tortue gagne d'un cheveu.
le Lièvre
Seigneur ! Voilà que l'effrontée peu à peu se rapproche ! A travers les buissons et par dessus la roche, Il me faut y aller ! Fonçons sans barguigner ! J'ai perdu trop de temps ici à trépigner !
La Mésange (Encourageant la tortue)
Vite Dame Tortue, pressez un peu le train ! Je vois que le goujat arrive à fond de train... A grandes enjambées il dévale la pente De la colline et puis se rue sur votre sente Attention, mon amie, il vous suit de très près... Encore quelques pas et vous l’emporterez
La chouette ( qui regarde en silence)
Je n’ose plus, un mot, et je retiens mon souffle Notre Dame Tortue, malgré tout ce baroufle Et dans l’effort certain est prête d’arriver, Pour ne pas la troubler, je ne vais hululer. Quelle ténacité ! …Voilà donc le maroufle Qui me semble furieux ! Qui de son air mistoufle Se précipite en vain, sautant thym, romarin Il semble désormais en perdre son latin.
La tortue (essoufflée)
Surtout pas de guingois, Dame Tortue, voyons! Marchez droit! Le gredin, fini son roupillon, D'un galop aérien dévale la colline! Ah! messire, riez! Comme la trempoline Je m'élance soudain dans un dernier sursaut. Hourra! voici le but! J'y suis, mon damoiseau!
L’escargot
Il peut bien s’évertuer ce fantasque malin, A courir comme un fou, ce grand frère lapin ; La course prend fin et la tortue la gagne, Nous allons fêter ça, ce sera la cocagne ! Quelques centimètres encore et c’est la fin, Oh la belle leçon pour ce vil aigrefin !
Le Lièvre
Plus vite ! plus fort ! la voilà qui arrive ! Faut mettre le turbo, je sens qu'elle s'active ! Malheur de malheur je vais être trop court ! Et pourtant, scrongneugneu, j'ai fait un beau parcours !
La chouette(s’adresse d’abord au Lièvre qui déboule à toute allure, et ensuite s’adresse au Lévrier)
Ah ! Vous voilà enfin, Monsieur le fier lambin Vos bottes de sept lieues, vous les chaussez en vain. Arrêtez de jurer, concentrez donc vos forces Mais grand dieu ! Prenez garde à vous faire une entorse ! Sans vouloir vous contraindre allez donc vous poster Monsieur le Lévrier en ligne d'arrivée Afin de constater qui de ces deux compères A le premier franchi, dernier point de repère.
Le Lévrier (tout de même vaguement admiratif)
Je n'aurais jamais cru que ce bête oreillard Ait pu courir si vite étant parti si tard Mais il n'a pas, de loin, ma pointe de vitesse, Je crois bien qu'il perdra, peut-être de justesse !
La Mésange
Qui des deux gagnera ? Tout est encor possible Et cet original peut atteindre la cible Avant Dame Tortue tant il file au galop ! Alors que notre amie est au bout du rouleau... Vite un effort commère ! Ah ! vous passez la ligne ! Lévrier d’arrêter faites-lui donc un signe !
Le Lévrier ( jeu de scène : il arrête la tortue qui, épuisée n'a pas vu qu'elle passait la ligne et reçoit presque aussitôt dans le poitrail le Lièvre qui déboule comme une fusée !)
Arrêtez donc, ma mie, vous gagnez, c'est justice. C'est ainsi que vertu peut triompher du vice ! Vous gagnez ! Bien ! bravo ! Mes félicitations !
(Il reçoit le Lièvre sur le poitrail !)
Ouf ! Holà ! Assassin, grotesque histrion ! Vous perdez, grand benêt ! Et ce n'est pas utile De venir m'assommer de ce grand bond stérile !
le lièvre (essoufflé )
Excusez -moi, Lévrier !Mon dieu ! Mais quelle danse !!! J'ai bien cru réussir mais j'ai manqué de chance Eh Bien, dame tortue, c'est vrai, vous m'avez eu ! Je suis battu ! De peu, mais néanmoins battu ! Mais gare à votre cœur : cet effort formidable Risque de vous causer un tort irréparable !
(il ricane, se tourne vers le lévrier et le public, et dit en aparté)
Je l'ai laissée gagner, vous avez pu le voir ! Car je crois, sans mentir que c'était mon devoir... A vaincre sans péril on triomphe sans gloire Que pouvais-je espérer d'une telle victoire ?!!!
(Il s'adresse à nouveau à la tortue) Allez reposez-vous, là-bas, sous votre branche ! Vous en aurez besoin pour la deuxième manche !!!!
La chouette (qui toujours regarde en silence)
« A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ? » Où est donc ce péril, qui semble dérisoire ? « La plus belle victoire est de vaincre son cœur» La Fontaine l’a dit, était-il dans l’erreur ! Que voilà, ce gredin, qui a l’âme si noire Au propos tant soit peu fort discriminatoire Et qui crie à tous vents, qu’il l’a laissé gagnée, Je crois qu’il serait temps de fermer son caquet.
La Mésange (à la chouette)
Chouette, vous avez parfaitement raison Il faut clouer le bec à ce grand bridoison, Qui vexé de n’avoir obtenu la victoire Nous conte maintenant cette stupide histoire... Vers notre amie tortue, volons toutes les deux Et complimentons la pour son succès heureux.
La chouette ( à la mésange)
Tout à fait, douce amie, allons y de notre aile Je vois dame tortue que le bougre interpelle. Cueillons lui quelques brins de cresson près du puit Pour une récompense en guise de biscuit. Il lui faut du soutien, car elle le mérite Allons calmer le jeu, me semble qu’ils s’excitent.
La tortue (d'abord à la chouette et à la mésange, puis tournée vers le Lièvre)
Mes amies, quel bonheur! Ce lièvre me harcelle Comme si je l'avais privé de radicelle! Eh! qu'y puis-je, mon cher, si sot vous êtes né! Je suis lente et pugnace, allez vous consoler! Je vais doucettement m'étendre sous le pin Piquer un petit somme et laisser ce lapin Se morfondre et gémir dans l'aube cristalline Comprenant après tout qu'être une ballerine Donne le pied léger mais non le pied gagnant Et qu'avant tout il sied de n'être pas feignant
le Lièvre (vexé et bougon)
C'est bon ! C'est bon! D'accord ! La tortue a gagné L'affaire est terminée, et je vais m'esbigner Là haut dans mon domaine au milieu des lavandes Où je n'entendrai plus les cancans de la bande De tous ces beaux esprits qui s'acharnent sur moi ! Adieu ! vous me voyez pour la dernière fois |
|  | | chandylane La voix des Anges

 Nombre de messages: 7057 Age: 69 Localisation: PROVENCE Date d'inscription: 14/08/2006
 | Sujet: Re: Le Lièvre et la Tortue - Scène III _- Derniers mètres et arrivée Jeu 17 Déc - 11:11 | |
| Le Lièvre
Seigneur ! Voilà que l'effrontée peu à peu se rapproche ! A travers les buissons et par dessus la roche, Il me faut y aller ! Fonçons sans barguigner ! J'ai perdu trop de temps ici à trépigner !
La Mésange (Encourageant la tortue)
Vite Dame Tortue, pressez un peu le train ! Je vois que le goujat arrive à fond de train... A grandes enjambées il dévale la pente De la colline et puis se rue sur votre sente Attention, mon amie, il vous suit de très près... Encore un petit pas et vous l’emporterez.
La chouette ( qui regarde en silence) Je n’ose plus, un mot, et je retiens mon souffle Notre Dame Tortue, malgré tout ce baroufle Et dans l’effort certain est prête d’arriver, Pour ne pas la troubler, je ne vais hululer. Quelle ténacité ! …Voilà donc le maroufle Qui me semble furieux ! Qui de son air mistoufle Se précipite en vain, sautant thym, romarin Il semble désormais en perdre son latin.
La tortue (essoufflée)
Surtout pas de guingois, Dame Tortue, voyons! Marchez droit! Le gredin, fini son roupillon, D'un galop aérien dévale la colline! Ah! messire, riez! Comme la trempoline Je m'élance soudain dans un dernier sursaut. Hourra! voici le but! J'y suis, mon damoiseau!
L’escargot
Il peut s’évertuer ce fantasque malin À courir comme un fou, ce grand frère lapin ; Si la course prend fin, que la tortue la gagne, Nous allons fêter ça, ce sera la cocagne ! Quelques centimètres encore et c’est la fin, Oh la belle leçon pour ce vil aigrefin !
Le Lièvre
Plus vite ! plus fort ! la voilà qui arrive Faut mettre le turbo, je sens qu'elle s'active ! Malheur de malheur je vais être trop court Et pourtant, scrogneugneu, j'ai fait un beau parcours !
La chouette (s’adresse d’abord au Lièvre qu’il voit débouler à toute allure, et ensuite s’adresse au Lévrier)Ah ! Vous voilà enfin, Monsieur le fier lambin Vos bottes de sept lieues, vous les chaussez en vain. Arrêtez de jurer, concentrez donc vos forces Mais grand dieu ! Prenez garde à vous faire une entorse ! Monsieur le Lévrier vous nous obligeriez De prendre position , en ligne d’arrivée Afin de constater qui de ces deux compères A le premier franchi, dernier point de repère.
Le Lévrier (tout de même vaguement admiratif)
Je n'aurais jamais cru que ce bête oreillard Ait pu courir si vite étant parti si tard Mais il n'a pas, de loin, ma pointe de vitesse, Je crois bien qu'il perdra, peut-être de justesse !
La Mésange
Qui des deux gagnera ? Tout est encor possible Et cet original peut atteindre la cible Avant Dame Tortue tant il file au galop ! Alors que notre amie est au bout du rouleau... Vite un effort commère ! Ah ! vous passez la ligne ! Lévrier d’arrêter faites-lui donc un signe !
Le Lévrier ( jeu de scène : il arrête la tortue qui, épuisée n'a pas vu qu'elle passait la ligne et reçoit presque aussitôt dans le poitrail le Lièvre qui déboule comme une fusée !)
Arrêtez donc, ma mie, vous gagnez, c'est justice. C'est ainsi que vertu peut triompher du vice ! Vous gagnez ! Bien ! bravo ! Mes félicitations !
(Il reçoit le Lièvre sur le poitrail !)
Ouf ! Holà ! Assassin, grotesque histrion ! Vous perdez, grand benêt ! Et ce n'est pas utile De venir m'assommer de ce grand bond stérile ! le lièvre (essoufflé )
Excusez -moi Lévrier !Mon dieu ! Mais quelle danse !!! J'ai bien cru réussir mais j'ai manqué de chance Eh Bien, dame tortue, c'est vrai, vous m'avez eu ! Je suis battu ! De peu, mais néanmoins battu ! Mais gare à votre cœur : cet effort formidable Risque de vous causer un tort irréparable ! (il ricane, se tourne vers le lévrier et le public, et dit en aparté)
Je l'ai laissée gagner, vous avez pu le voir ! Car je crois, sans mentir que c'était mon devoir... A vaincre sans péril on triomphe sans gloire Que pouvais-je espérer d'une telle victoire ?!!!
(Il s'adresse à nouveau à la tortue) Allez reposez-vous, là-bas, sous votre branche ! Vous en aurez besoin pour la deuxième manche !!!!
La chouette (qui toujours hulule en silence)
« A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ? » Où est donc ce péril, qui semble dérisoire ? « La plus belle victoire est de vaincre son cœur» La Fontaine l’a dit, était-il dans l’erreur ! Que voilà, ce gredin, qui a l’âme si noire Au propos tant soit peu fort discriminatoire Et qui crie à tous vents, qu’il l’a laissée gagner, Je crois qu’il serait temps de fermer son caquet.
La Mésange (à la chouette)
Chouette, vous avez parfaitement raison Il faut clouer le bec à ce grand bridoison, Qui vexé de n’avoir obtenu la victoire Nous conte maintenant cette stupide histoire... Vers notre amie tortue, volons toutes les deux Et complimentons la pour son succès heureux.
La chouette ( à la mésange)
Tout à fait, douce amie, allons y de notre aile Je vois dame tortue que le bougre interpelle. Cueillons lui quelques brins de cresson près du puit Pour une récompense en guise de biscuit. Il lui faut du soutien, car elle le mérite Allons calmer le jeu, me semble qu’ils s’excitent.
La tortue (d'abord à la chouette et à la mésange, puis tournée vers le Lièvre)
Mes amies, quel bonheur! Ce lièvre me harcèle Comme si je l'avais privé de radicelle! Eh! qu'y puis-je, mon cher, si sot vous êtes né! Je suis lente et pugnace, allez vous consoler! Je vais doucettement m'étendre sous le pin Piquer un petit somme et laisser ce lapin Se morfondre et gémir dans l'aube cristalline Comprenant après tout qu'être une ballerine Donne le pied léger mais non le pied gagnant Et qu'avant tout il sied de n'être pas feignant.
le Lièvre (vexé et bougon)
C'est bon ! C'est bon! D'accord ! La tortue a gagné L'affaire est terminée, et je vais m'esbigner Là haut dans mon domaine au milieu des lavandes Où je n'entendrai plus les cancans de la bande De tous ces beaux esprits qui s'acharnent sur moi ! Adieu ! vous me voyez pour la dernière fois.
La chouette ( s’adressant au Lièvre vexé)
Face de scrogneugneu n’êtes vous hypocrite Point tronqué l’arbitrage, à vous le démérite ! À bien trop folâtrer, vous sentant supérieur Vous avez dédaigné et jugé inférieur Le courage abscons et surtout indéniable, « Vous savez que l’orgueil, croît au jardin du diable » De notre amie Tortue qui fut piquée au vif De cette vanité ! Ah ! Quel esprit poussif ! |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: Le Lièvre et la Tortue - Scène III _- Derniers mètres et arrivée Jeu 17 Déc - 11:25 | |
| Le Lièvre
Seigneur ! Voilà que l'effrontée peu à peu se rapproche ! A travers les buissons et par dessus la roche, Il me faut y aller ! Fonçons sans barguigner ! J'ai perdu trop de temps ici à trépigner !
La Mésange (Encourageant la tortue)
Vite Dame Tortue, pressez un peu le train ! Je vois que le goujat arrive à fond de train... A grandes enjambées il dévale la pente De la colline et puis se rue sur votre sente Attention, mon amie, il vous suit de très près... Encore un petit pas et vous l’emporterez.
La chouette ( qui regarde en silence) Je n’ose plus, un mot, et je retiens mon souffle Notre Dame Tortue, malgré tout ce baroufle Et dans l’effort certain est prête d’arriver, Pour ne pas la troubler, je ne vais hululer. Quelle ténacité ! …Voilà donc le maroufle Qui me semble furieux ! Qui de son air mistoufle Se précipite en vain, sautant thym, romarin Il semble désormais en perdre son latin.
La tortue (essoufflée)
Surtout pas de guingois, Dame Tortue, voyons! Marchez droit! Le gredin, fini son roupillon, D'un galop aérien dévale la colline! Ah! messire, riez! Comme la trempoline Je m'élance soudain dans un dernier sursaut. Hourra! voici le but! J'y suis, mon damoiseau!
L’escargot
Il peut s’évertuer ce fantasque malin À courir comme un fou, ce grand frère lapin ; Si la course prend fin, que la tortue la gagne, Nous allons fêter ça, ce sera la cocagne ! Quelques centimètres encore et c’est la fin, Oh la belle leçon pour ce vil aigrefin !
Le Lièvre
Plus vite ! plus fort ! la voilà qui arrive Faut mettre le turbo, je sens qu'elle s'active ! Malheur de malheur je vais être trop court Et pourtant, scrogneugneu, j'ai fait un beau parcours !
La chouette (s’adresse d’abord au Lièvre qu’il voit débouler à toute allure, et ensuite s’adresse au Lévrier)Ah ! Vous voilà enfin, Monsieur le fier lambin Vos bottes de sept lieues, vous les chaussez en vain. Arrêtez de jurer, concentrez donc vos forces Mais grand dieu ! Prenez garde à vous faire une entorse ! Monsieur le Lévrier vous nous obligeriez De prendre position , en ligne d’arrivée Afin de constater qui de ces deux compères A le premier franchi, dernier point de repère.
Le Lévrier (tout de même vaguement admiratif)
Je n'aurais jamais cru que ce bête oreillard Ait pu courir si vite étant parti si tard Mais il n'a pas, de loin, ma pointe de vitesse, Je crois bien qu'il perdra, peut-être de justesse !
La Mésange
Qui des deux gagnera ? Tout est encor possible Et cet original peut atteindre la cible Avant Dame Tortue tant il file au galop ! Alors que notre amie est au bout du rouleau... Vite un effort commère ! Ah ! vous passez la ligne ! Lévrier d’arrêter faites-lui donc un signe !
Le Lévrier ( jeu de scène : il arrête la tortue qui, épuisée n'a pas vu qu'elle passait la ligne et reçoit presque aussitôt dans le poitrail le Lièvre qui déboule comme une fusée !)
Arrêtez donc, ma mie, vous gagnez, c'est justice. C'est ainsi que vertu peut triompher du vice ! Vous gagnez ! Bien ! bravo ! Mes félicitations !
(Il reçoit le Lièvre sur le poitrail !)
Ouf ! Holà ! Assassin, grotesque histrion ! Vous perdez, grand benêt ! Et ce n'est pas utile De venir m'assommer de ce grand bond stérile ! le lièvre (essoufflé )
Excusez -moi Lévrier !Mon dieu ! Mais quelle danse !!! J'ai bien cru réussir mais j'ai manqué de chance Eh Bien, dame tortue, c'est vrai, vous m'avez eu ! Je suis battu ! De peu, mais néanmoins battu ! Mais gare à votre cœur : cet effort formidable Risque de vous causer un tort irréparable ! (il ricane, se tourne vers le lévrier et le public, et dit en aparté)
Je l'ai laissée gagner, vous avez pu le voir ! Car je crois, sans mentir que c'était mon devoir... A vaincre sans péril on triomphe sans gloire Que pouvais-je espérer d'une telle victoire ?!!!
(Il s'adresse à nouveau à la tortue) Allez reposez-vous, là-bas, sous votre branche ! Vous en aurez besoin pour la deuxième manche !!!!
La chouette (qui toujours hulule en silence)
« A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ? » Où est donc ce péril, qui semble dérisoire ? « La plus belle victoire est de vaincre son cœur» La Fontaine l’a dit, était-il dans l’erreur ! Que voilà, ce gredin, qui a l’âme si noire Au propos tant soit peu fort discriminatoire Et qui crie à tous vents, qu’il l’a laissée gagner, Je crois qu’il serait temps de fermer son caquet.
La Mésange (à la chouette)
Chouette, vous avez parfaitement raison Il faut clouer le bec à ce grand bridoison, Qui vexé de n’avoir obtenu la victoire Nous conte maintenant cette stupide histoire... Vers notre amie tortue, volons toutes les deux Et complimentons la pour son succès heureux.
La chouette ( à la mésange)
Tout à fait, douce amie, allons y de notre aile Je vois dame tortue que le bougre interpelle. Cueillons lui quelques brins de cresson près du puit Pour une récompense en guise de biscuit. Il lui faut du soutien, car elle le mérite Allons calmer le jeu, me semble qu’ils s’excitent.
La tortue (d'abord à la chouette et à la mésange, puis tournée vers le Lièvre)
Mes amies, quel bonheur! Ce lièvre me harcèle Comme si je l'avais privé de radicelle! Eh! qu'y puis-je, mon cher, si sot vous êtes né! Je suis lente et pugnace, allez vous consoler! Je vais doucettement m'étendre sous le pin Piquer un petit somme et laisser ce lapin Se morfondre et gémir dans l'aube cristalline Comprenant après tout qu'être une ballerine Donne le pied léger mais non le pied gagnant Et qu'avant tout il sied de n'être pas feignant.
le Lièvre (vexé et bougon)
C'est bon ! C'est bon! D'accord ! La tortue a gagné L'affaire est terminée, et je vais m'esbigner Là haut dans mon domaine au milieu des lavandes Où je n'entendrai plus les cancans de la bande De tous ces beaux esprits qui s'acharnent sur moi ! Adieu ! vous me voyez pour la dernière fois.
La chouette ( s’adressant au Lièvre vexé)
Face de scrogneugneu n’êtes vous hypocrite Point tronqué l’arbitrage, à vous le démérite ! À bien trop folâtrer, vous sentant supérieur Vous avez dédaigné et jugé inférieur Le courage abscons et surtout indéniable, « Vous savez que l’orgueil, croît au jardin du diable » De notre amie Tortue qui fut piquée au vif De cette vanité ! Ah ! Quel esprit poussif !
Le Lévrier (S'érigeant d'autorité en juge-arbitre, et proclamant les résultats devant les autres animaux assemblés)
Bon, cessez de grogner. Il est temps que ça cesse. Voici les résultats, même si le bat blesse ! Première, la Tortue ! Bravo, ma chère amie, Vous gagnez le gros lot, vous gagnez la partie ! Deuxième, à deux longueurs, Monsieur le grand Benêt, Grand arpenteur de lande et coureur de guéret, Seigneur de grands faux-bonds sur ses longues semelles, Nanti d'un grand orgueil mais petite cervelle. Il faut avoir, l'ami, un esprit bien tortu Pour se laisser avoir ainsi par la Tortue...
Mais, au fait, savez-vous que, de ce qu'il arrive, Vous n'y êtes pour rien, car en définitive, Si l'on observe bien tout cet évènement, Si vous y finissez si ridiculement Eh bien ! Souvenez-vous que cette mise en scène N'est pas signée de vous, mais bien de La Fontaine !
FIN
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|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: Le Lièvre et la Tortue - Scène III _- Derniers mètres et arrivée Jeu 17 Déc - 12:23 | |
| J'ai rouvert le forum pour savoir si vous aviez des remarques et des modifications à apporter, comme Chandy qui m'a envoyé un mail privé. Ensuite je le posterai sur le forum général. Merci à tous je crois qu'on a passé un bon moment ! Qui veut continuer ce genre d'exercice et qui propose un thème ? |
|  | | Domie Scribrouillonne

 Nombre de messages: 11451 Age: 55 Localisation: Plein Sud Date d'inscription: 05/08/2006
 | Sujet: Re: Le Lièvre et la Tortue - Scène III _- Derniers mètres et arrivée Jeu 17 Déc - 15:18 | |
| Aube me prie de vous informer qu'elle sera absente pour cause de pc capricieux. Elle revient dès que possible. Mais je vois que la pièce semble terminée, je la lirai lorsqu'elle sera postée là-haut. Bisous à tous  *¤*¤*¤*¤*¤*¤*¤*¤*¤*¤*¤* La Branche agonise et fermera sans doute bientôt ses portes. Merci à vous tous qui lui avez permis de vivre quelques belles années.
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|  | | remy Minou

 Nombre de messages: 3727 Age: 75 Localisation: Cévennes Date d'inscription: 03/10/2006
 | Sujet: Re: Le Lièvre et la Tortue - Scène III _- Derniers mètres et arrivée Jeu 17 Déc - 18:38 | |
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|  | | chandylane La voix des Anges

 Nombre de messages: 7057 Age: 69 Localisation: PROVENCE Date d'inscription: 14/08/2006
 | Sujet: Re: Le Lièvre et la Tortue - Scène III _- Derniers mètres et arrivée Jeu 17 Déc - 22:24 | |
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|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: Le Lièvre et la Tortue - Scène III _- Derniers mètres et arrivée Lun 21 Déc - 6:28 | |
| Chers amis, pour cause de Fêtes je rmets la suite à l'An Prochain ! Joyeuses Fêtes à tous et à bientôt !  |
|  | | Lorraine-Laure Dame de coeur

 Nombre de messages: 1843 Age: 89 Localisation: Bruxelles (Belgique) Date d'inscription: 13/10/2009
 | Sujet: Re: Le Lièvre et la Tortue - Scène III _- Derniers mètres et arrivée Lun 21 Déc - 10:18 | |
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|  | | | | Le Lièvre et la Tortue - Scène III _- Derniers mètres et arrivée | |
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